Mention bien

Les Championnats d’Europe de curling, division B, à Helsingborg sont finis pour l’équipe de France. Elle quitte la Suède avec 4 victoires et 3 défaites, et rate de très peu les play-off. Ca reste la meilleure performance bleue depuis très très longtemps…

Eddy Mercier, Killian Gaudien, Leo Tuaz, Quentin Morard, fra © WCF / Richard GrayPour finir le round-robin, il restait à rencontrer la Turquie, l’autre favori du groupe, et qui s’est montrée comme tel, ne laissant aucune possibilité de prendre des points. Même sans se faire voler de points, le score s’est rapidement alourdi pour être de 2-6 à la pause, les souffrances étant ensuite rapidement arrêtées tant l’issue du match était scellé : 2-7.
Restait à finir sur une bonne note face au Belarus, en position de se qualifier pour les play-off. La France également, mais plusieurs autres facteurs entraient en ligne de compte (tir à la cible, résultat de la Lettonie…). Et là, les français ont livré un match hallucinant tactiquement face à une très bonne équipe, atteignant la pause sur un score de 5-2 et un magnifique coup de 4 au 5ème end. Puis ils ont géré calmement pour garder le marteau au 10ème et marquer le point décisif… Très belle victoire de 7-6.
Mais dans le même temps, la Lettonie l’emportait tout à la fin, scellant la situation de la France pour la suite de la compétition, de toute manière handicapée par le DSC (Draw Shot Challenge), le tir à la cible déterminant en cas d’égalité. Résultat : un 5ème place, avec un maintien dans cette division B, ce qui était l’objectif du moment.

Et au final, c’est avec satisfaction qu’on examine le bilan, même si une participation aux play-off aurait été un plus indéniable en terme d’expérience. Le coche a vraisemblablement été raté dans le match face à la Lettonie, plombé dès le 1er end. Sur les 4 victoires, deux ont été acquises à l’extra-end, et à chaque fois sans le marteau, ce qui révèle malgré tout une fragilité. Thierry Mercier, le coach, ne le cache pas : « on a été par moment encore un peu trop junior, on a joué la gagne trop vite, et on a été puni ». Mais la bande à Quentin Morard a indéniablement élevé son niveau de jeu au fur et à mesure de la compétition, ce qui laisse entrevoir de belles perspectives. Avec un tout petit peu de bouteille en plus, elle saura revenir dans l’élite européenne, et surtout y rester.

Aujourd’hui, ce n’est pas encore le cas. Pas encore. Mais cette équipe de France est sur le bon chemin.

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